Carnet de voyage
mars 27, 2016

Isolée à Banlung, capitale du Ratanakiri : que faire ?

Isolée à Banlung, capitale du Ratanakiri : que faire ?

Une journée entière à Kratie pour rencontrer les dauphins d’Irrawaddy et me balader sur la très belle île de Koh Trong, c’était un peu court. Les paysages luxuriants et les grandes maisons traditionnelles Khmers situées dans la campagne qui longe le Mékong valent vraiment le coup d’œil. Le lendemain, j’arrive à Banlung aux termes d’un voyage épique – l’inscription « 4 personnes pour 3 sièges » sur le ticket n’est pas à prendre à la légère (!) – et pour cause, la région du Ratanakiri est l’une des régions les plus isolées du Cambodge.

Volontaire dans une guesthouse

ratanakiri-banlungLe nord-est du Cambodge est une région vallonnée, sauvage, où vivent quelques minorités ethniques dans des villages difficilement accessibles. Comme le mentionne le Guide du Routard, Banlung évoque le Far West de par le quadrillage de ses larges routes goudronnées et la couleur rouge ocre de la terre. Je rejoins la Sunset Village Guesthouse pour une semaine de volontariat plutôt simple : aide à la réception et accueil des touristes, un peu de ménage, épluchage d’échalotes, correction de mails en anglais et ajout de photos sur internet. Le reste du temps, j’en profite pour marcher jusqu’au centre-ville, discuter avec les nouveaux arrivants (beaucoup de Français viennent se perdre par ici), travailler sur mon ordinateur ou lire.


A LIRE Lecture recommandée en voyage au Cambodge !

    • C’est le cœur lourd que j’ai terminé la lecture d’un livre très répandu au Cambodge, bestseller national : First they killed my father, de Loung Ung. De 5 à 9 ans, elle a vécu les atrocités perpétuées dans son pays par les Khmers rouges. Ses deux parents et deux de ses sept frères et sœurs sont morts. Ce témoignage, celui de la petite fille innocente qu’elle était alors, est magnifique et terrible par sa précision. C’est un livre qui présente le Cambodge et une période de son histoire qui a tout juste 40 ans…
    • Parler le cambodgien, comprendre le Cambodge, de Pierre Martin et Dy Dathsy. Il semble que ce soit un livre de référence si vous partez au Cambodge. Très complet, il a été écrit par un médecin français travaillant au Cambodge aux termes de 3 ans de labeur.

 

Plonger dans le lac volcanique Yeak Leom

ratanakiri-terre-rougeL’attraction du coin est le lac Yeak Leom. Un lac dans un cratère. Une vraie piscine naturelle, parfaitement ronde, de 50 mètres de profondeur. Après une demi-heure de vélo depuis le centre-ville, je suis accueillie par une symphonie de cigales. A l’entrée, des dizaines de petits abris avec quatre hamacs chacun sont à louer pour les piques-nique familiaux – au Cambodge, les hamacs sont légion ! J’avance sur le sentier qui fait le tour du lac et trouve un ponton encore inoccupé. Pas question de se baigner en bikini dans ce lac qui revêt une importance sacrée pour la population locale. Enfin, il fait suffisamment chaud pour sécher mes vêtements en un temps record : la température oscille autour des 43°C !

Expérience multisensorielle au marché local

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Le marché de Banlung vaut vraiment le coup d’œil. Recouvert par un patchwork de sacs en plastiques épais accrochés les uns aux autres et étendus suffisamment bas pour obliger les occidentaux à baisser la tête, c’est un marché animé. Le sol terreux est souillé par l’eau qui gicle des bassines où s’agitent quelques dizaines de poissons-chats et par le sang qui s’écoule des abats de viande. L’odeur est forte et désagréable par endroit. Un coin du marché présente des plats préparés et je ne résiste pas aux petits gâteaux à base de coco et du fruit de l’arbre à pain qui cuisent sur les braises.

Sur l’un des étalages, je remarque un petit varan malais. Une femme le cache pour m’empêcher de le prendre en photo. De retour le lendemain, elle vend cette fois un lémur volant. Malgré ses récriminations, j’insiste pour lui voler une photo, une preuve que la viande de brousse est consommée  – le parc national du Virachey n’est pas loin : chasse autorisée ?

ratanakiri-cambodge-banlungQuelques emplacements sont pauvres, avec tout juste deux ou trois pattes d’animaux suspendues et un tas de boyaux dégoulinant. Les vendeurs sont assis sur leur étalage en bois ou étendus sur un hamac. Au détour d’une allée, je découvre du miel sauvage : des rayons fraîchement découpés dans les arbres dont les alvéoles sirupeuses sont remplis de grosses larves blanches et juteuses. Ici, on mange tout ! Il y a plusieurs de stands de fruits et légumes colorés, dont beaucoup me sont inconnus, comme le pitaya (fruit rose).


INFOS PRATIQUES

    • Possibilité de volontariat rémunéré sur Banlung : 3h par jour dans une école pour aider le professeur à préparer ses cours d’anglais. Logement gratuit et 5$ par jour. Contacter Cecilio Fedelino.
    • Transferts depuis Banlung : vous pouvez facilement rejoindre le Laos et les 4000 îles, le Vietnam jusqu’à Pleiku (il y a un van tôt le matin et un bus à 12h30 pour 10$) ou Sen Monorom (2h30 de route, bus à 10$).
    • Comme partout au Cambodge, il est possible d’acheter son billet de bus directement dans l’hôtel où vous êtes (moyennant une petite commission, sachant qu’il y a prise en charge du transfert jusqu’au bus) ou de se rendre directement à la station de bus.

 

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